LE CLUB D’ÉCHECS DU FAUCIGNY EN POUPE À SALLANCHES

C’est un des tournois rares en France, joué en extérieur, sous sa Grenette historique que le club de Sallanches a organisé son troisième tournoi rapide ce dimanche 13 juin. Le soleil était de la partie et malgré quelques pétarades de voitures et autres passants, soixante-quatre joueurs sont venus échanger des coups dans cette ambiance chaleureuse qui annonçait l’été.
 
Avec 16 participants, notre club était le mieux représenté, ce qui est logique car nous sommes les plus proches voisins. Cela traduit également une motivation générale au sein de nos troupes qui contribue à la bonne représentation de notre club. Ce tournoi joué en sept rondes était arbitré par un dix-septième faucignerand, notre arbitre Marc Manuel.
 
C’est l’entraîneur annemassien Alexandre Merenciano qui remporte le tournoi sur le score quasi parfait de 6,5/7 pts. Michaël, malgré une défaite à la ronde 5 face à Alexandre, termine deuxième ex aequo avec 6/7 pts. A noter la jolie cinquième place de Mathieu avec 5/7 pts qui n’avait plus renoué avec les premières tables depuis trop longtemps.
 
Classement de nos joueurs :

- Michael Deleva, 3ème, 6 pts
- Mathieu Parny, 5ème 5 pts
- Hubert Van Bruggen, 15ème,  4,5pts, 1er vétéran
- Maxime Richard, 19ème, 4,5 pts
- Pierre Mercier, 25ème, 4 pts
- Julien Chardon, 26ème, 4 pts
- Claude Bernard, 27ème, 4 pts
- Stéphane Renard, 30ème, 3,5 pts
- Dominique Gaudissard, 32ème, 3,5 pts
- Zacharie Bogdan, 34ème, 3,5 pts
- Enzo Morin, 42ème, 3 pts
- Evan Ligato, 44ème, 3 pts
- Randy Hertin, 53ème, 2 pts
- Philippe Bernard, 54ème, 2 pts
- Maxence Vermersch, 57ème, 2 pts
- Elisabeth Raineteau, 60ème, 1,5 pts

Les résultats en détails
 
A noter que nous avons revu quelques têtes qui avaient pour la première fois participé à un tournoi lors de notre Open de Viuz-en-Sallaz, deux semaines avant. Félicitations à Zacharie, Enzo, Randy, Philippe et Maxence, ces nouveaux-venus qui poursuivent leur parcours vers la pratique en compétition.
 
Nous pourrons enfin souligner la qualité de l’accueil et de l’équipe du club de Sallanches, une équipe de bénévoles très investis sans qui cet évènement n’aurait pas été possible. Laissons le mot de la fin à Michaël, dont le billet d’humeur est devenu un classique :
 
 
« Nullus enim fons non sacer »
 
Pour le néophyte qui déambule innocemment dans les rues de Sallanches, le risque est de manquer deux lieux fondateurs :
- la librairie les Carnets d’Albert, carnets tenus par un vieil ami à moi que je salue au passage ;
- mais encore et surtout l’édifice néo-gallo-romain, qui ressemble presque à un temple qui aurait été vidé de tout le mobilier intérieur sacré et dont on aurait abattu les murs.
Mais la difficulté s’accentue si l’on se rappelle que déjà, dans l’antiquité, les cultes, (par exemple le culte des eaux qui s’attachait à certaines sources), pouvaient revêtir un caractère localisé dans l’espace mais aussi dans le temps. Et ainsi ce n’est qu’aujourd’hui (le quatorzième jour de juin de l’an deux mille vingt-six), que les bienheureux ont pu manifester leurs enthousiasmes échiquéens en ce lieu, dont je vous ai déjà parlé.
 
Le tournoi, organisé par nos condisciples sallanchards, était arbitré par Marc Manuel, qui fut comme toujours irréprochable, en dehors de son refus implicite d’être un des commensaux1.
Puisqu’on m’a demandé de donner mes impressions, je vais rendre compte de mon tournoi, avant d’aborder une théophanie2 des plus surprenantes.
 
J’ai réalisé un tournoi correct, sans plus, tenant mon elo (comme disent les initiés), en battant les moins dotés mais en laissant échapper une partie à Mr Merenciano qui, objectivement, le méritait, et qui décroche le jambon.
 
Mention spéciale à « coach » Mathieu, dont j’ai pu observer les fumées hallucinogènes qu’il souffla sur les positions obtenues l’après-midi, sacrifiant pièce sur pièce, tel un ksatriya3 déchainé. Il avait pourtant, de manière très contrastée, multiplié les victoires prosaïques4 en finales le matin.
De toute évidence il n’ y a que deux pistes pour expliquer un tel phénomène :
 
- le repas indien du midi a induit une transformation homologue à l’effet de seuil qui sépare, conceptuellement, l’espace profane de l’espace sacré. D’où théophanie et apothéose…
 
Et on notera que c’est en ce sens que nous aiguille, le gain, à la tombola, par le-dit « Avatar Coach Mathieu » d’un lion en peluche. Le lion, comme chacun sait, est associé à Sakyamuni5, qui présente selon certaines traditions des traits de caractère léonin.
 
- plus simplement le dit « Avatar Coach Mathieu »  a également gagné des cartes Pokémon à la tombola. Je vous laisse faire l’analyse vous-même.
 
« Tout est dit ».

On vous aide à déchiffrer
1 Personne qui mange habituellement à la même table qu'une autre
2 Une théophanie est une manifestation de Dieu
3 Le terme kshatriya désigne un membre de la deuxième caste hindoue 
4 Qui manque d'idéal, de noblesse, sans poésie.
5 Boudha datant du Vième siècle avant JC

 
Dernier rapide de la saison à Veigy-Foncenex le dimanche 20 juin
 

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